La natation en triathlon : régularité, aisance et spécificité
Les conseils de William EVEN, vainqueur du Mazouman et coach We Will Swim.
À l’occasion du Mazouman, nous avons sollicité William EVEN, triathlète professionnel, vainqueur de la 2ᵉ édition, ancien nageur élite, vice-champion du monde de swimrun, et aujourd’hui coach spécialisé en natation au sein de son programme We Will Swim.
Son constat est clair : en triathlon, la natation reste trop souvent sous-estimée, alors qu’elle conditionne fortement la suite de la course.
La natation : être à l'aise avant de vouloir aller vite
En triathlon, la natation n’est pas seulement une question de performance chronométrique.
L’objectif prioritaire, selon William, est simple :
Être à l’aise dans l’eau, quelles que soient les conditions.
Que l’on soit bon nageur ou débutant, une chose revient très vite lorsque la pratique manque de régularité :
- La sensation de perte de repères
- Une respiration moins maîtrisée
- Une flottabilité moins efficace
- Une fatigue précoce
Les recherches en sciences du sport confirment ce point : la coordination motrice et l’efficacité respiratoire en natation régressent rapidement lorsque les stimulations sont trop espacées. À l’inverse, même une seule séance hebdomadaire maintenue dans le temps permet de conserver les adaptations techniques et neuromusculaires.
C’est pourquoi William recommande, a minima, une pratique hebdomadaire régulière, et idéalement 2 à 3 séances par semaine lorsque cela est possible.
Piscine et eau libre : une complémentarité indispensable
Piscine et eau libre : une complémentarité indispensable
Pour progresser efficacement, la natation du triathlète doit être spécifique.
La piscine permet de travailler la technique, la respiration, la coordination et la qualité du geste.
L’eau libre permet de se confronter aux conditions réelles de course.
À l’approche d’un événement, William insiste sur l’importance de nager en eau libre dès que possible :
- Apprendre à tenir un cap
- S’adapter au courant et au clapot
- Nager en groupe
- Gérer le stress et les contacts
De nombreuses études montrent que les pertes de temps en natation en eau libre ne sont pas dues uniquement au niveau physique, mais surtout à une mauvaise orientation et une dépense énergétique inutile. Nager régulièrement en milieu naturel permet de réduire ces erreurs… et d’économiser de l’énergie pour le vélo et la course à pied.
Régularité : la clé pour tous les niveaux
Que l’on soit débutant ou triathlète expérimenté, le message est le même :
La régularité prime sur le volume.
Mieux vaut :
- 1 séance par semaine tenue sur plusieurs mois
que :
- 3 séances sur deux semaines… puis plus rien pendant un mois
Cette régularité permet de :
- Stabiliser la technique
- Automatiser les mouvement
- S’améliorer la respiration
- Renforcer la confiance dans l’eau
C’est d’ailleurs l’un des piliers du coaching We Will Swim, développé par William EVEN : accompagner les triathlètes vers une natation efficace, maîtrisée et durable, adaptée à leur niveau et à leurs objectifs.
En résumé :
La natation en triathlon n’est pas une discipline secondaire.
Bien travaillée, elle devient :
- Un levier de performance
- Un facteur de sérénité le jour J
- Un atout déterminant pour mieux enchaîner les disciplines.
Comme le rappelle William, : « La natation n’est peut-être pas la discipline la plus aimée en triathlon, mais bien maîtrisée, elle devient un véritable atout, autant pour la performance que pour une meilleure gestion de l’effort sur l’ensemble de la course. »
Un grand merci à William pour ses précieux conseils et son partage d'expérience !
Vous pouvez retrouver son travail et sa page Facebook We Will Swim juste ici si vous souhaitez vous y intéresser de plus près ou bien vous faire coacher :
